http://boblosty.com/wp-content/uploads/2015/04/1502-Divers-10-960x600_c.jpg

Côté Hublot #1 – Réunion


Mesdames et messieurs nous commençons notre descente vers St Denis de la Réunion…

Primo il faut être côté hublot, deuxio côté hublot mais…à droite ou à gauche ?

J’ai la chance de ne plus pouvoir compter le nombre de fois où je me suis retrouvé assis dans un avion sur le point d’atterrir à la Réunion, je sais donc parfaitement que si l’on veut profiter du spectacle il faut choisir une place à droite de l’appareil. Toujours à droite !

Le spectacle d’une terre apparaissant à l’horizon est toujours aussi magique pour moi. Je m’imagine l’émotion que devaient ressentir les premiers explorateurs qui après de longs mois passés à naviguer au milieu des flots apercevaient enfin les côtes terrestres se dessiner.

1502-Divers-4

Au fur et à mesure  que l’avion s’approche, je distingue de mieux en mieux les montagnes et les failles qui font la réputation et le charme de mon île.  Je commence à reconnaître le mouvement des voitures qui gigotent tels de minuscules jouets. Pour sûr, si j’étais dans une de ces voitures, je serais en train d’admirer l’arrivée faussement lente du Boeing 777 en me demandant si quelqu’un me regarde depuis son hublot.

1502-Divers-8

Le relief de la Réunion a été façonné au rythme des coulées de lave de ses volcans. De nos jours ce flanc de l’île est épargné par le piton de la Fournaise ce qui a permis aux hommes de coloniser ces terres. Ce n’est donc pas une coulée de lave mais une coulée d’habitations qui semble dévaler les pentes montagneuses en direction de la mer.

1502-Divers-10

Les pneumatiques se sont enfin posés sur l’asphalte. Plus de 400 passagers trépignent d’impatience guettant l’extinction imminente du signal lumineux. L’avion roule encore quelques mètres comme un joggeur qui termine son effort par une petite marche avant de s’immobiliser complètement. Je prends une dernière photo du hangar d’Air Austral derrière lequel l’île se déchire de manière majestueuse, j’y vois une invitation à venir se perdre dans ses plis et ses recoins de verdure.

1502-Divers-17

Nous sommes au bloc, les moteurs s’arrêtent après 11 heures sans pause. Des centaines de bruits de clics se propagent dans la cabine. Je n’ai jamais compris pourquoi « les gens » étaient toujours si pressés de retirer leurs ceintures pour se lever immédiatement, attraper à la hâte leurs bagages dans les coffres puis…attendre…debouts. Etant à droite et toujours côté hublot, je préfère regarder mes collègues de la piste approcher et commencer à décharger les bagages, c’est toujours sympa de regarder les autres bosser quand on est en vacances !!

One Respond

Laisser un commentaire

Menu